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Vous voulez en savoir plus sur le massage
et ses bienfaits ? Jérôme vous réponds

Les muscles, ont-ils encore des secrets pour vous ?


Je dois dire que pour ma part je les trouve fascinants ! Sans eux pas de tenu en position debout ou toutes les autres postures qui nous animent et plus important encore pas de circulation sanguine, comme lymphatique ni de digestion ou même de respiration… Ils représentant une bonne part de notre corps car la masse musculaire d’un adulte pour un homme est comprise entre 40 et 44% (entre 31 et 33% pour une femme) avant 36 ans pour décroitre entre 32 et 35% (entre 27 et 30% pour une femme) après 56 ans.


Je vais ici vous faire un petit tour de la physiologie musculaire et de leurs spécificités par types de muscles et fibres musculaires pour comprendre leur fonctionnement global avant d’aborder les conséquences du stress aussi bien psychologique et émotionnel que de l’activité physique (une forme de stress pour le muscle) ou encore celui nutritionnel qui nous impactent. Pour finir j’aborderai l’effet d’un massage sur les muscles et ainsi vous révéler en quoi les muscles sont les meilleurs alliés du masseur. Outre le fait que nous aussi on doit avoir des muscles dynamiques et en bonne santé, nous agissons directement sur vos muscles pour vous permettre de vous sentir pleinement détendu après un massage bien réalisé.


Bonne lecture



1. La physiologie des muscles

Quand on parle de muscle on pense souvent aux muscles qui nous mettent en action or ce ne sont qu’une partie certes majoritaire des muscles à notre service. Il existe 3 types de muscles qui ont soit une action involontaire ce qui nous permet de respirer sans devoir y penser par exemple ou les actions reflexes qui nous permettent de réagir instinctivement à un phénomène extérieur potentiellement dangereux (retirer sa main quand on sent une source de chaleur vive pour éviter de se bruler) et en dernier les actions moteurs qui peuvent être consciente, je me mets en mouvement ou inconsciente comme le maintien de la posture et de l’équilibre pendant ce dit mouvement.


Les typologies de muscles

On compte 3 grandes catégories de muscles que sont :

  • Les muscles cardiaques ; comme leur nom l’indique ce sont les muscles en charge des contractions de notre cœur. Ils sont involontaires et le rythme cardiaque s’ajuste au besoin de l’organisme.
  • Les muscles lisses ou muscles viscéraux ; ils ont une action involontaire et participe, entre-autre, à la respiration avec le diaphragme ou à la digestion en permettant la contraction du système digestif dont l’estomac qui pousse les aliments tout au long de celui-ci.
  • Les muscles striés ou muscles squelettiques (car connecté par des tendons à notre squelette) ; ils sont responsables de nos mouvements aussi bien volontaires qu’involontaires avec soit des efforts puissants pour les épreuves de force ou de maintenir un effort dans la durée comme avoir des mouvements d’une grande finesse.


Les fibres musculaires

Les différentes vitesses d’exécution des contractions musculaires et la puissance de celles-ci dépendent de la composition du muscle parmi les 3 types de fibres disponibles :

  • Les fibres de type I (fibres oxydatives lentes) ; elles sont très vascularisées, ces fibres sont fines et possèdent une grande quantité de mitochondries et de myoglobines (d’où leur couleur rouge prononcée), permettant un fonctionnement aérobie. Ces caractéristiques font que la vitesse de contraction de ces fibres est lente, avec une intensité limitée et qu’elles ont une forte résistance à l’effort. Ce sont les fibres musculaires parfaites pour le maintien de la posture (par exemples pour les muscles paravertébraux et aussi le cœur qui fonctionne constamment).
  • Les fibres de type IIa (fibres oxydatives rapides) ; elles sont moins vascularisées que les précédentes avec une vascularisation moyenne, ces fibres sont de taille intermédiaire et reposent majoritairement sur un métabolisme aérobie avec en cas de besoin la possibilité de faire appel à la glycolise anaérobie. La quantité de myoglobines intra-fibraire est moyenne ce qui leur donne cette couleur rose pâle. Ces fibres ont une vitesse de contraction plus rapide et plus puissante que celle des fibres de type I. Ce qu’elles gagnent en force et en rapidité d’exécution elles le perdent en endurance. Elles assurent un bon compromis entre force et endurance et on les retrouve dans des sports tel que la natation ou la course d’endurance.
  • Les fibres de type IIx (fibres glycolytiques rapides) : Ces fibres sont plus épaisses que les fibres de type IIa et elles sont les moins vascularisées de toutes les fibres musculaires. Elles compensent par une importante réserve de glycogène pour une libération rapide de glucose dans la fibre grâce au mécanisme énergétique dit anaérobie, par la glycolyse. Ce qui permet des contractions musculaires rapide et intense combinée avec une grande force mais au détriment de l’endurance et même de la récupération. Ces fibres sont donc mobilisées pour des mouvements courts et puissants tel un sprint ou en haltérophilie.


L’innervation des muscles

Les muscles sont connectés au système nerveux central, par des réseaux de nerfs (une succession de neurones) qui connectent les muscles et le cerveau via la colonne vertébrale. Il y a plusieurs fonctions associées à cette innervation :

  • La perception interne de la position du corps et des tensions musculaires et tendineuses ainsi que la sensation de pression profonde expérimentée par les différents faisceaux de muscle. Ces perceptions sont a associées avec l’innervation de la peau qui permet les sensations plus fines du monde extérieur (température, pression superficielle, l’état extérieur dont l’humidité et l’intégrité de la peau – blessure…).
  • Outre ce système remontant l’information il y a un autre réseau qui fait le chemin inverse et qui transporte les commandes du mouvement volontaire. Par exemple la marche est un souhait exprimé par le système nerveux central que notre organisme, grâce aux muscles, met en action suite à une instruction. Pour faire simple, celle-ci vient de notre cerveau.
  • Dernier et non moins important, l’arc réflexe qui ignore totalement le système nerveux central pour permettre une vitesse de réaction supérieure des muscles quand l’organisme se sent en danger. Quand une perception sensorielle prévient d’un risque, par exemple la chaleur de la flamme d’une bougie, un signal d’alerte est envoyé vers la colonne vertébrale ou l’information est traitée sans passer par le système nerveux central. Ce qui génère un ordre de contraction musculaire pour s’éloigner de la source du danger. Ce circuit permet un temps de réaction très court et est très basique dans son exécution. Si notre main ressent une chaleur trop vivre, le réflexe est simple tout le bras se rétracte.


2. Fatigue musculaire, crampes, stress et récupération

Il n’y a pas de secret, un muscle qui travaille est sujet à la fatigue. Toutefois, les muscles composés majoritairement de fibre de type I peuvent maintenir un effort continue avec des conséquences limitées alors que c’est tout l’inverse pour les fibres dites rapides. Comment expliquer cela ? Comment l’organisme récupère et se régénère et ensuite j'aborde la question du stress (tous les types de stress) et leurs effets sur les muscles.


Fatigue musculaire et crampes

La fatigue musculaire comme les crampes sont la combinaison de 2 facteurs ; l’accumulation de toxines dans le tissu musculaire et l’apparition de microdéchirures d’effort.

Il est important de savoir que ce sont les efforts intenses ou moyen qui stimulent la production de toxines par l’activation des processus énergétiques anaérobie. Cette accumulation de toxines provoque des réactions réflexes de contractures ou crampes. Le muscle tétanise.

Les micro-déchirures sont la conséquence des contractions musculaires qui en soit ne sont pas un problème car elles permettent l’allongement ou l’épaississements des fibres. C’est malgré tout un signal d’inconfort envoyé à notre système nerveux central pour dire, j’ai besoin de repos.


Les effets des différentes formes de stress sur les muscles

Le stress ainsi que la charge émotionnelle a pour effet une mise en tension musculaire pour préparer le corps à réagir rapidement. S’il n’y a plus de moment de relâchement, de détente, signe d’un stress permanent alors les muscles maintiennent une tension continuelle. Cela crée des douleurs chroniques dont on n’arrive pas à se défaire et qui se retrouvent souvent dans le dos, mais pas uniquement.

Le stress alimentaire provoque lui une disponibilité insuffisante en énergie ou en électrolytes (les sels minéraux par exemple) qui sont essentiels au bon fonctionnement de nos muscles. Cela induit une inefficacité musculaire que d’autres mécanismes essayent de compenser avec pour conséquences l’apparition de contractures.

Une déshydratation généralisée provoque entre autres la réduction du volume de sang qui a un effet sur la distribution et donc la disponibilité en éléments qui sont essentiels au bon fonctionnement des muscles. Comme la distribution d’oxygène et des nutriments sont limités, l’organisme va à l’essentiel avec un effet sur la finesse motrice. Un muscle déshydraté voit son volume réduit et donc aussi l’efficacité des phénomènes physiologiques sont impactés.

Pour marquer les esprits, une déshydratation de 2% diminue l’efficacité des muscles de l’ordre de 20%.


Comment les muscles font-ils pour se régénérer

La récupération musculaire, pendant les périodes de repos permet au sang la prise en charge des différentes toxines et de ravitailler les cellules musculaires en oxygène et autres nutriments. Ces actions sont favorisées par un muscle en mode détente et devient de plus en plus efficace moins le muscle est chargé en toxine (comme on a vu les toxines provoquent des réactions réflexes de contraction et un muscle contracté ne laisse pas bien passer le sang).

D’autre part la régénération des micro-déchirures est un phénomène nocturne quand le corps est au repos et surtout que le cerveau se met en mode pause (le cerveau est très gourmand en ressources). Il est à noter que pendant l’activité diurne, le cerveau consomme une bonne part de l’énergie disponible (Soit 20% de l’énergie disponible pour 2% de la masse totale d’un corps humain). C’est pourquoi dormir suffisamment permet à toutes les cellules de se régénérer avec la multiplication cellulaire qui remplace les tissus morts. Dans le cas des muscles « déchirés » ce renouvellement des cellules permet de faire des jonctions pour les soigner.


3. Et le massage dans tout cela

Lors d’un massage et au travers de la peau qui sert d’interface ce sont majoritairement les muscles et par extension les fascias (l’enveloppe de tous les tissus – voir article sur les fascias) qui seront manipulés par votre masseur. Les tendons qui sont les structures faisant la jonction entre muscles et squelette et sont le prolongement des muscles vont eux aussi être pris en charge pendant un massage. Comme maillage interne à tous les tissus, les vaisseaux sanguins ainsi que les vaisseaux lymphatiques seront activés par un massage.


Un effet anti-inflammatoire

Lors d’un massage des masses musculaires, de ses tendons et de la peau l’entourant, le masseur casse avec douceur les tensions pour permettre aux muscles de libérer toutes les toxines qu’il a accumulé. Le massage va activer la circulation du sang pourvoyeur de nutriments et grand nettoyeur qui élimine les toxines ainsi libéré avec l’aide de la lymphe. De part la manipulation des muscles et leur stimulation, les vaisseaux sanguins et lymphatique se dilatent et sont eux aussi activés pour permettre une circulation plus rapide de ces éléments. Le corps est ainsi plus rapidement nettoyé et réalimenté si tant est que l’hydratation soit suffisante pour permettre une bonne récupération musculaire. Des signaux induits par un massage favorisent la régénération cellulaire et musculaire tout en améliorant l’élasticité comme la souplesse et la force musculaire pour augmenter la disponibilité des fibres musculaires.


Le système nerveux para-sympathique qui favorise le repos est stimulé

Le massage stimule les connexions nerveuses périphériques pour envoyer un signal de réconfort. Dans le cas d’un massage lent et « doux », le système nerveux para-sympathique s’active pour initier le processus de récupération de l’organisme.

Plusieurs choses se combinent, d’une part le cerveau libère des neuro-hormones puis en effet cascade le corps régule ses taux d’hormones pour créer les conditions de relaxation nécessaire à la régénération. D’autre part, le système nerveux se met en veille pour donner plus d’énergie aux autres processus biologiques, dont la récupération. Comme il est moins actif le stress ou la charge mental ont moins d’impact et donc les muscles peuvent entrer en phase de reconstruction/détente ce qui est presque impossible quand ils sont sous tension.


Le massage et les organes profonds

On peut penser que le massage ne va avoir un effet que superficiel toutefois il a été constaté qu’un massage bien mené peut amener un réconfort sur les muscles et organes profonds. Tout cela s’explique par un mécanisme simple appelé mécano-transduction ; ou la pression mécanique de surface se transmet par un effet de conduction mécanique aux couches d’organes sous-jacente et toujours plus profond. Ainsi on peut atteindre des organes profonds dont le système digestif, ou les vaisseaux sanguins et les couches profondes des muscles épais (fessiers…). Cela nous permet aussi d’activer des nerfs majeurs et situés au cœur de l’organisme dont le nerf vague qui joue un rôle majeur dans la régulation émotionnelle ainsi que sur le rythme cardiaque et respiratoire.



Le mot de la fin

Nous avons vu en détail la composition de nos muscles et les raisons pour lesquelles un massage est très avantageux. En résumé, un massage stimule la circulation sanguine pour permettre une meilleure oxygénation et alimentation en nutriments des organes (dont les muscles eux-mêmes) ainsi qu’un nettoyage des toxines prises en charge par le sang et la lymphe ; Ainsi, le massage libère les toxines que des organes stressés ou tendus stockent. En général, nos modes de vies créent un cercle vicieux, plus on est stressé plus on stock de toxine et plus il y a de toxines plus le muscle est stressé... Ainsi un bon massage va rompre cette tendance pour mener à un cercle vertueux pour votre plus grand bénéfice.

Votre système nerveux autonome para-sympathique, qui est stimulé pendant un massage, donne le signal du repos et de la récupération a votre organisme. Vous allez donc pleinement en bénéficier et vos muscles également. Cela est possible grâce aux propriétés conductrices de la pression appliqué lors d’un massage et grâce à la forte innervation des muscles et de la peau qui l’entoure.


Un massage va donc mettre en action de nombreux mécanismes naturels de notre corps que le stress et une hygiène de vie pas toujours optimale perturbent.


Pensez à vous avec un massage quand votre corps vous le demande. Je préconise plutôt un massage corps complet pour vous entretenir dans votre entièreté et je l’adapte à votre besoin spécifique. Toutefois un massage est toujours le bienvenu et choisir celui qui vous parle est toujours conseillé.


Je dis toujours « pour choisir son massage il faut suivre l’appel de son corps »


Les fibres musculaires

Les différentes vitesses d’exécution des contractions musculaires et la puissance de celles-ci dépendent de la composition du muscle parmi les 3 types de fibres disponibles :

  • Les fibres de type I (fibres oxydatives lentes) ; elles sont très vascularisées, ces fibres sont fines et possèdent une grande quantité de mitochondries et de myoglobines (d’où leur couleur rouge prononcée), permettant un fonctionnement aérobie. Ces caractéristiques font que la vitesse de contraction de ces fibres est lente, avec une intensité limitée et qu’elles ont une forte résistance à l’effort. Ce sont les fibres musculaires parfaites pour le maintien de la posture (par exemples pour les muscles paravertébraux et aussi le cœur qui fonctionne constamment).
  • Les fibres de type IIa (fibres oxydatives rapides) ; elles sont moins vascularisées que les précédentes avec une vascularisation moyenne, ces fibres sont de taille intermédiaire et reposent majoritairement sur un métabolisme aérobie avec en cas de besoin la possibilité de faire appel à la glycolise anaérobie. La quantité de myoglobines intra-fibraire est moyenne ce qui leur donne cette couleur rose pâle. Ces fibres ont une vitesse de contraction plus rapide et plus puissante que celle des fibres de type I. Ce qu’elles gagnent en force et en rapidité d’exécution elles le perdent en endurance. Elles assurent un bon compromis entre force et endurance et on les retrouve dans des sports tel que la natation ou la course d’endurance.
  • Les fibres de type IIx (fibres glycolytiques rapides) : Ces fibres sont plus épaisses que les fibres de type IIa et elles sont les moins vascularisées de toutes les fibres musculaires. Elles compensent par une importante réserve de glycogène pour une libération rapide de glucose dans la fibre grâce au mécanisme énergétique dit anaérobie, par la glycolyse. Ce qui permet des contractions musculaires rapide et intense combinée avec une grande force mais au détriment de l’endurance et même de la récupération. Ces fibres sont donc mobilisées pour des mouvements courts et puissants tel un sprint ou en haltérophilie.



L’innervation des muscles

Les muscles sont connectés au système nerveux central, par des réseaux de nerfs (une succession de neurones) qui connectent les muscles et le cerveau via la colonne vertébrale. Il y a plusieurs fonctions associées à cette innervation :

  • La perception interne de la position du corps et des tensions musculaires et tendineuses ainsi que la sensation de pression profonde expérimentée par les différents faisceaux de muscle. Ces perceptions sont a associées avec l’innervation de la peau qui permet les sensations plus fines du monde extérieur (température, pression superficielle, l’état extérieur dont l’humidité et l’intégrité de la peau – blessure…).
  • Outre ce système remontant l’information il y a un autre réseau qui fait le chemin inverse et qui transporte les commandes du mouvement volontaire. Par exemple la marche est un souhait exprimé par le système nerveux central que notre organisme, grâce aux muscles, met en action suite à une instruction. Pour faire simple, celle-ci vient de notre cerveau.
  • Dernier et non moins important, l’arc réflexe qui ignore totalement le système nerveux central pour permettre une vitesse de réaction supérieure des muscles quand l’organisme se sent en danger. Quand une perception sensorielle prévient d’un risque, par exemple la chaleur de la flamme d’une bougie, un signal d’alerte est envoyé vers la colonne vertébrale ou l’information est traitée sans passer par le système nerveux central. Ce qui génère un ordre de contraction musculaire pour s’éloigner de la source du danger. Ce circuit permet un temps de réaction très court et est très basique dans son exécution. Si notre main ressent une chaleur trop vivre, le réflexe est simple tout le bras se rétracte.


2. Fatigue musculaire, crampes, stress et récupération

Il n’y a pas de secret, un muscle qui travaille est sujet à la fatigue. Toutefois, les muscles composés majoritairement de fibre de type I peuvent maintenir un effort continue avec des conséquences limitées alors que c’est tout l’inverse pour les fibres dites rapides. Comment expliquer cela ? Comment l’organisme récupère et se régénère et ensuite j'aborde la question du stress (tous les types de stress) et leurs effets sur les muscles.


Fatigue musculaire et crampes

La fatigue musculaire comme les crampes sont la combinaison de 2 facteurs ; l’accumulation de toxines dans le tissu musculaire et l’apparition de microdéchirures d’effort.

Il est important de savoir que ce sont les efforts intenses ou moyen qui stimulent la production de toxines par l’activation des processus énergétiques anaérobie. Cette accumulation de toxines provoque des réactions réflexes de contractures ou crampes. Le muscle tétanise.

Les micro-déchirures sont la conséquence des contractions musculaires qui en soit ne sont pas un problème car elles permettent l’allongement ou l’épaississements des fibres. C’est malgré tout un signal d’inconfort envoyé à notre système nerveux central pour dire, j’ai besoin de repos.


Les effets des différentes formes de stress sur les muscles

Le stress ainsi que la charge émotionnelle a pour effet une mise en tension musculaire pour préparer le corps à réagir rapidement. S’il n’y a plus de moment de relâchement, de détente, signe d’un stress permanent alors les muscles maintiennent une tension continuelle. Cela crée des douleurs chroniques dont on n’arrive pas à se défaire et qui se retrouvent souvent dans le dos, mais pas uniquement.

Le stress alimentaire provoque lui une disponibilité insuffisante en énergie ou en électrolytes (les sels minéraux par exemple) qui sont essentiels au bon fonctionnement de nos muscles. Cela induit une inefficacité musculaire que d’autres mécanismes essayent de compenser avec pour conséquences l’apparition de contractures.

Une déshydratation généralisée provoque entre autres la réduction du volume de sang qui a un effet sur la distribution et donc la disponibilité en éléments qui sont essentiels au bon fonctionnement des muscles. Comme la distribution d’oxygène et des nutriments sont limités, l’organisme va à l’essentiel avec un effet sur la finesse motrice. Un muscle déshydraté voit son volume réduit et donc aussi l’efficacité des phénomènes physiologiques sont impactés.

Pour marquer les esprits, une déshydratation de 2% diminue l’efficacité des muscles de l’ordre de 20%.


Comment les muscles font-ils pour se régénérer

La récupération musculaire, pendant les périodes de repos permet au sang la prise en charge des différentes toxines et de ravitailler les cellules musculaires en oxygène et autres nutriments. Ces actions sont favorisées par un muscle en mode détente et devient de plus en plus efficace moins le muscle est chargé en toxine (comme on a vu les toxines provoquent des réactions réflexes de contraction et un muscle contracté ne laisse pas bien passer le sang).

D’autre part la régénération des micro-déchirures est un phénomène nocturne quand le corps est au repos et surtout que le cerveau se met en mode pause (le cerveau est très gourmand en ressources). Il est à noter que pendant l’activité diurne, le cerveau consomme une bonne part de l’énergie disponible (Soit 20% de l’énergie disponible pour 2% de la masse totale d’un corps humain). C’est pourquoi dormir suffisamment permet à toutes les cellules de se régénérer avec la multiplication cellulaire qui remplace les tissus morts. Dans le cas des muscles « déchirés » ce renouvellement des cellules permet de faire des jonctions pour les soigner.


3. Et le massage dans tout cela

Lors d’un massage et au travers de la peau qui sert d’interface ce sont majoritairement les muscles et par extension les fascias (l’enveloppe de tous les tissus – voir article sur les fascias) qui seront manipulés par votre masseur. Les tendons qui sont les structures faisant la jonction entre muscles et squelette et sont le prolongement des muscles vont eux aussi être pris en charge pendant un massage. Comme maillage interne à tous les tissus, les vaisseaux sanguins ainsi que les vaisseaux lymphatiques seront activés par un massage.


Un effet anti-inflammatoire

Lors d’un massage des masses musculaires, de ses tendons et de la peau l’entourant, le masseur casse avec douceur les tensions pour permettre aux muscles de libérer toutes les toxines qu’il a accumulé. Le massage va activer la circulation du sang pourvoyeur de nutriments et grand nettoyeur qui élimine les toxines ainsi libéré avec l’aide de la lymphe. De part la manipulation des muscles et leur stimulation, les vaisseaux sanguins et lymphatique se dilatent et sont eux aussi activés pour permettre une circulation plus rapide de ces éléments. Le corps est ainsi plus rapidement nettoyé et réalimenté si tant est que l’hydratation soit suffisante pour permettre une bonne récupération musculaire. Des signaux induits par un massage favorisent la régénération cellulaire et musculaire tout en améliorant l’élasticité comme la souplesse et la force musculaire pour augmenter la disponibilité des fibres musculaires.


Le système nerveux para-sympathique qui favorise le repos est stimulé

Le massage stimule les connexions nerveuses périphériques pour envoyer un signal de réconfort. Dans le cas d’un massage lent et « doux », le système nerveux para-sympathique s’active pour initier le processus de récupération de l’organisme.

Plusieurs choses se combinent, d’une part le cerveau libère des neuro-hormones puis en effet cascade le corps régule ses taux d’hormones pour créer les conditions de relaxation nécessaire à la régénération. D’autre part, le système nerveux se met en veille pour donner plus d’énergie aux autres processus biologiques, dont la récupération. Comme il est moins actif le stress ou la charge mental ont moins d’impact et donc les muscles peuvent entrer en phase de reconstruction/détente ce qui est presque impossible quand ils sont sous tension.


Le massage et les organes profonds

On peut penser que le massage ne va avoir un effet que superficiel toutefois il a été constaté qu’un massage bien mené peut amener un réconfort sur les muscles et organes profonds. Tout cela s’explique par un mécanisme simple appelé mécano-transduction ; ou la pression mécanique de surface se transmet par un effet de conduction mécanique aux couches d’organes sous-jacente et toujours plus profond. Ainsi on peut atteindre des organes profonds dont le système digestif, ou les vaisseaux sanguins et les couches profondes des muscles épais (fessiers…). Cela nous permet aussi d’activer des nerfs majeurs et situés au cœur de l’organisme dont le nerf vague qui joue un rôle majeur dans la régulation émotionnelle ainsi que sur le rythme cardiaque et respiratoire.



Le mot de la fin

Nous avons vu en détail la composition de nos muscles et les raisons pour lesquelles un massage est très avantageux. En résumé, un massage stimule la circulation sanguine pour permettre une meilleure oxygénation et alimentation en nutriments des organes (dont les muscles eux-mêmes) ainsi qu’un nettoyage des toxines prises en charge par le sang et la lymphe ; Ainsi, le massage libère les toxines que des organes stressés ou tendus stockent. En général, nos modes de vies créent un cercle vicieux, plus on est stressé plus on stock de toxine et plus il y a de toxines plus le muscle est stressé... Ainsi un bon massage va rompre cette tendance pour mener à un cercle vertueux pour votre plus grand bénéfice.

Votre système nerveux autonome para-sympathique, qui est stimulé pendant un massage, donne le signal du repos et de la récupération a votre organisme. Vous allez donc pleinement en bénéficier et vos muscles également. Cela est possible grâce aux propriétés conductrices de la pression appliqué lors d’un massage et grâce à la forte innervation des muscles et de la peau qui l’entoure.


Un massage va donc mettre en action de nombreux mécanismes naturels de notre corps que le stress et une hygiène de vie pas toujours optimale perturbent.


Pensez à vous avec un massage quand votre corps vous le demande. Je préconise plutôt un massage corps complet pour vous entretenir dans votre entièreté et je l’adapte à votre besoin spécifique. Toutefois un massage est toujours le bienvenu et choisir celui qui vous parle est toujours conseillé.


Je dis toujours « pour choisir son massage il faut suivre l’appel de son corps »

Depuis plus de 4 ans en formation et à votre service, j’ai reçu la reconnaissance de mes pairs et de mes clients :

  • Formation certifiante au massage esthétique (tonifiant, anti-cellulite, jambes lourdes...) et massage relaxant auprès de l’EFP organisme de formation reconnu en Belgique).
  • Chez Holly Beauty Salon à Auderghem, une institution du massage à la réputation établie, j’ai diversifiée ma pratique avec l’apprentissage du Tui Na (un massage issu de la Médecine Traditionnelle Chinoise) aussi bien en massage classique que Deep-tissue.
  • Formation au Massage Initiatique du Centre de Ressourcements par Philippe Mouchet à Overijse pour approfondir mon attention à la dimension énergétique des corps. J'ai grâce à cette formation affiné mon style et ma présence.
  • Formation par Michael Fonseca au Massage Suédois mélangé avec quelques techniques du massage Thaïlandais qui m’a permis d’ajouter un aspect Deep-tissue dans mes massages.
  • Formation à l’un des volets des Massages associés à la technique du coaching intégral.
  • Initiation théorique au Shiatsu.
  • Magnétiseur instinctif, mon grand-père était coupeur de feu et de façon inné j’ai appris à sentir par mes mains les déséquilibres énergétiques pour, par la suite, agir de façon ciblée.

Introduction :

Notre enveloppe corporelle, notre peau en somme, qui est manipulé lors d’un massage est profondément connecté à notre système nerveux. Dans cet article je vous présente brièvement le système nerveux avec pour objet de mettre en avant les effets du massage sur ce système clé.


Le système nerveux en bref :

Pour faire simple, notre système nerveux est une grande régie intérieure qui relie toutes les parties de notre corps afin de collecter les informations pour les interpréter et ensuite définir une réponse qu’il diffuse en retour. Cette centrale de traitement est composée du :

  • Système nerveux central (SNC) : qui est le centre d'intégration et de traitement qui contrôle les pensées, les émotions et les actes volontaires comme involontaires.
  • Système nerveux périphérique (SNP) : Il est responsable de l’acheminement des informations sensorielles vers le système nerveux central et en retour il distribue les commandes motrices aux muscles du corps. Vulgairement on pourrait dire du SNP que ce sont les câbles pour transmettre l’information.
  • Système nerveux autonome ou végétatif, (SNA ou SNV) qui régule et coordonne les fonctions internes involontaires et inconscientes. C’est le SNA qui innerve le cœur, le système digestif, les poumons, la vasomotricité des vaisseaux sanguins…

Le système nerveux autonome est lui-même divisé en 2 sous systèmes antagonistes :

  1. Le système nerveux sympathique ; c’est le système qui nous met en état alerte, il s’active lors du stress, de la peur, de l’effort, de l’urgence ou de situations qui demandent une vigilance élevée.
  2. Le système nerveux parasympathique ; c’est notre mode récupération, il encourage les états de calme et de présence pour une meilleure connexion aux autres.

* (pour plus d’informations sur le système nerveux vous pouvez vous référer à l’article suivant)


Comment le massage interagit avec notre système nerveux :

Indirectement la diminution des tensions musculaires par un massage réduit d’autant les stimuli nerveux de douleurs envoyés vers votre cerveau ce qui facilite un relâchement général. Outre la détente musculaire, un massage envoi des messages du « toucher » à votre cerveau qui en retour décide, en fonction de son expérience passée, si le contact est positif. Si tel est le cas le système parasympathique prend la main pour passer en mode détente et récupération. A l’inverse la vigilance et l’hyperréactivité, notre mode survie, que le système sympathique maintient en cas de stress se réduit. Le corps entier se rééquilibre avec un apaisement d’ensemble.


Cela entraine aussi une stabilisation des taux d’hormones avec une quantité de cortisol (hormone du stress) dans le sang qui diminue et en parallèle l’ocytocine (hormone du bien-être) voit son taux augmenter.


Simplement dit, un massage par son effet sur le système nerveux permet :

  • Un ralentissement du rythme cardiaque.
  • Une régularisation de la respiration qui devient lente et profonde.
  • Une stabilisation de la circulation sanguine et lymphatique.
  • Une amélioration du péristaltisme digestif (les mouvements musculaires involontaires du système digestif) avec un effet de dénouement qui libère les tensions émotionnelles.
  • Une amélioration de l’état mental, donc une diminution de l’anxiété.
  • Une prise de conscience par la personne massée des différentes parties de son corps avec un perception « d’unification » et une meilleure proprioception.
  • Une réduction globale de la température corporelle qui facilite l’endormissement et un sommeil réparateur.


Après un bon massage, on se sent plus détendu (moins de tensions internes). Dans le long terme, le corps aussi bien que l’esprit commence à récupérer des effets d’un stress prolongé. Des massages réguliers aide dans la gestion du stress chronique, des conséquences psychocorporelles de la charge mentale et maintiennent un équilibre de l’organisme à long terme.

 

Pour aller plus loin :

En plus des effets sur le système nerveux autonome et le système hormonal, le massage agit sur ;

  • La circulation sanguine vers la peau et les muscles ainsi que tous les organes. Cette stimulation par le massage améliore le transport des nutriments, l’oxygénation, la combustion et l'élimination des déchets cellulaires vers les voies naturelles.
  • Le toucher local stimule et étire les fibres musculaires pour les détendre et les soulager. Il aide à l’élimination de l'acide lactique et les autres déchets pour laisser la place à l'oxygène et aux nutriments nécessaires aux muscles. Un muscle qui libère ses toxines devient léger et totalement disponible, vous en sentirez le bénéfice.
  • Le mode récupération et réparation du corps et stimulé pour profiter pleinement de vos ressources.


Le plus beau dans tout cela c’est que les réseaux du système nerveux sont interconnectés et par exemple un massage des pieds permet un mieux-être général (pensez à la réflexologie plantaire). Alors imaginez l’effet qu’un massage corps complet peut avoir.


Vous avez des questions suite à cet article, je suis à votre écoute par mail jerome@bien-hetre.be ou téléphone +32 490 46 84 36

Je vous présente ici une vulgarisation assez simplifiée du mode de fonctionnement de notre système nerveux qui régit intimement toutes les fonctions de notre corps. Il se compose du :

  • Système nerveux central (SNC) est composé de l’encéphale (soit le cerveau, le cervelet ainsi que le pont cérébral) et la moelle épinière. C’est le centre d'intégration et de traitement qui contrôle les pensées, les émotions et les actes volontaires comme involontaires. Entre les 2 hémisphères, donc en plein cœur de notre cerveau, loge le thalamus et l’hypothalamus avec des rôles majeurs ;
  1. Le thalamus filtre les sensations sensitives avant de les envoyer au cerveau, pour éviter la surcharge de perception et permettre de suivre une discussion dans un environnement bruyant (par exemple).
  2. L’hypothalamus régule les émotions et les comportements en réaction à celles -ci, il contrôle les fonctions végétatives (voir système nerveux autonome ci-dessous) en connexion avec le système endocrinien. C’est le centre de la faim, de la soif, de la satiété, il régule ainsi l’ingestion d’aliments solides et liquides… il fait partie de ce que l’on appelle le système entérique (grand gestionnaire de la digestion et aussi agrégateur de toutes nos émotions)

Le tronc cérébral comme la moelle épinière jouent un rôle de relais pour faire remonter l’information vers le cerveau et redistribuer les ordres de celui-ci aux organes.

  1. Le tronc cérébral a également la fonction de centre de commandes pour les fonctions vitales autonomes (cardio-circulation, thermorégulation…), centre des réflexes (toux, déglutition, vomissement…).
  2. Pour sa part la moëlle épinière possède un rôle moteur dans les mouvements réflexe de l’organisme (on parle d’arc réflexe, c’est-à-dire les réactions de préservation et déconnecté de la volonté). Ce système se doit d’être rapide, son trajet nerveux est donc plus court ; l’influx sensitif arrive jusqu’à la moelle y est traité puis l’influx moteur en repart sans passer par l’encéphale. C’est notre premier système de survie instinctif qui nous permet de retirer instantanément la main d’une source de chaleur, par exemple.
  • Système nerveux périphérique (SNP) qui comprend les nerfs crâniens (ils émergent par différentes fissures à la base du crâne) et les nerfs rachidiens (ils émergent le long de la colonne vertébral). Ce système est responsable de l’acheminement des informations sensorielles vers le système nerveux central et en retour il distribue les commandes motrices aux muscles du corps. Vulgairement on pourrait dire du SNP que ce sont les câbles pour transmettre l’information.

Chaque nerf est composé par 2 racines ou fibres :

  1. Les racines postérieures dites sensitives sont celles dont l’influx nerveux (amène les sensations) en provenance de la périphérie du corps (peau, organes…) et se dirige vers la moelle épinière, puis vers l’encéphale.
  2. Les racines antérieures dites motrices sont celles dont l’influx nerveux permettent la réalisation des actions du corps. Ces influx partent de l‘encéphale pour se prolonger dans la moelle épinière vers la périphérie du corps (muscles, organes…).
  • Système nerveux autonome ou végétatif (SNA ou SNV) régule et coordonne les fonctions internes involontaires et inconscientes. C’est le SNA qui innerve le cœur, le système digestif, les poumons, la vasomotricité des vaisseaux sanguins, et les glandes endocrines (responsable de la production des hormones) comme exocrines (sudation, salivation…).

Le système nerveux autonome est lui-même divisé en 2 sous systèmes antagonistes ; cf infographie ci-dessous

  • Le système nerveux sympathique ; c’est le système qui nous met en alerte, il nous prépare à réagir aux événements en mobilisant nos ressources (accélération du cœur, respiration rapide, libération de glucose pour l’énergie, tension musculaire…). En contrepartie quand il est activé, la digestion comme le système immunitaire ainsi que les processus de réparation cellulaire se trouvent inhibée.

Dans la vie quotidienne, il s’active lors du stress, de la peur, de l’effort, de l’urgence ou de situations qui demandent une vigilance élevée.

Une hyperactivation chronique peut provoquer de l’hypertension, des troubles anxieux, un dysfonctionnement cardiovasculaire, souvent accompagné d’une fatigue excessive et un sommeil contrarié

  • Le système nerveux parasympathique ; c’est notre mode récupération avec une réduction du rythme cardiaque, une augmentation de la motilité digestive, la stimulation des sécrétions et une détente favorisée. Le principal vecteur du parasympathique est le nerf vague qui a aussi un effet positif sur la régulation immunitaire, inflammatoire et émotionnelle.

Dans la vie quotidienne, il encourage les états de calme et de présence pour une meilleure connexion aux autres.


Lorsque les fibres motrices du système sympathique agissent dans un but, les fibres motrices du système parasympathique agissent dans le but contraire. Un bon dosage du fonctionnement des systèmes sympathique et parasympathique est nécessaire pour qu’un certain équilibre règne dans notre organisme. Le stress et les différents événements de nos vies ont souvent un effet perturbateur sur ce système avec des conséquences palpables sur notre bien-être.

Vous avez des questions suite à cet article, je suis à votre écoute par mail jerome@bien-hetre.be ou téléphone +32 490 46 84 36

C'est une approche complète où votre masseur s’occupe de vous dans votre globalité. Pas seulement vos muscles tendus, où uniquement votre mental fatigué pour ainsi veiller à toutes vos parts, cet ensemble qui détermine la personne que vous êtes.


Le massage holistique utilise un toucher lent, précis et enveloppant. Ce type de toucher active des mécanismes naturels du corps :

      • Le Système nerveux parasympathique s’active : c’est le mode “repos et récupération”. Le stress baisse, la respiration se calme.
      • Le taux de Cortisol diminue : le corps sort du mode “alerte” et peut enfin souffler.
      • Les taux d'Endorphines et d'Ocytocine augmentent : ce sont les molécules du bien‑être, de la détente et du sentiment de sécurité.
      • Les muscles et les fascias s’assouplissent : les tensions se relâchent, la posture se rééquilibre.
      • La circulation sanguine et lymphatique s’améliore : le corps élimine mieux, retrouve de la vitalité.


Dit autrement : le corps arrête de lutter, et recommence à fonctionner comme il sait le faire quand il n’est plus sous pression.


Et au‑delà du physique ?

Quand le corps se détend vraiment, quelque chose s’ouvre à l’intérieur. On respire mieux, on se recentre, on retrouve de la clarté. Ce n’est pas “magique”, c’est simplement ce qui arrive quand le système nerveux se régule.

Le massage holistique crée cet espace où l’on peut :

      • laisser retomber ce qui pèse,
      • retrouver une sensation d’unité,
      • sentir à nouveau son axe intérieur.

Certaines personnes parlent d’un équilibrage énergétique. D’autres diront simplement : “Je me sens à nouveau moi-même.”


Une pratique qui relie le concret et l’intime, ce type de massage agit sur plusieurs plans, sans les séparer :

Physique

Muscles, respiration, système nerveux se relâchent.

Émotionnel / mental

Le calme corporel ouvre un espace intérieur plus clair et plus stable.

Spirituel” (au sens laïc)

Sentiment d’harmonie, de présence à soi, de sens.


En bref, un massage holistique, c’est à la fois très concret et profondément rééquilibrant. Il active les mécanismes neurophysiologiques de détente, apaise le stress, relâche les tensions et permet de retrouver une cohérence intérieure.


"C’est un retour à soi, par le corps."

Les fascias sont une des architectures du vivant au cœur du corps, des membranes de tissu conjonctif qui enveloppent et relient toutes ses structures, des muscles aux os en passant par les organes, les nerfs et les vaisseaux. Ils forment un réseau continu, comparable à une toile interne qui assure cohésion, stabilité et fluidité. Composés de collagène, élastine et d’une matrice riche en eau, ils sont à la fois résistants, adaptatifs et sensibles.


1. Un tissu conjonctif stratégique

Les fascias ne sont pas de simples enveloppes : ils participent activement à l’organisation interne du corps et permettent :

  • le glissement entre les structures tissulaires
  • la transmission des forces musculaires
  • la répartition des tensions
  • le maintien postural
  • la proprioception, grâce à une innervation très riche

Cette innervation explique leur rôle majeur dans la douleur, la perception corporelle et les réactions réflexes.


2. Un tissu sensible au mode de vie

Les fascias réagissent fortement aux contraintes mécaniques et émotionnelles. Ils peuvent se densifier, perdre leur élasticité ou s’adhérer sous l’effet de :

  • stress prolongé
  • sédentarité
  • traumatismes
  • gestes répétitifs
  • inflammations
  • cicatrices

Lorsque leur mobilité diminue, apparaissent : raideurs, tiraillements, douleurs diffuses, perte d’amplitude, parfois à distance de la zone initialement concernée.


3. Fascias, émotions et régulation interne

Les fascias sont sensibles au système nerveux autonome. Le stress, la fatigue ou les émotions intenses modifient leurs tensions internes. Ils répondent positivement à la lenteur, à la respiration profonde et à tout ce qui favorise un retour au calme physiologique.


4. Avantage d'un massage holistique, chez Jérôme Bien-HÊtre, sur les fascias

Les techniques manuelles utilisées respectent la nature lente, sensible et adaptative des fascias. Par un contact précis, une écoute tissulaire et des pressions progressives, le corps retrouve de la fluidité, les tensions se dénouent et les fascias se réorganisent. Ce travail permet au tissu conjonctif de se relâcher, de se réhydrater et de retrouver son mouvement naturel, offrant une sensation durable de légèreté et de cohérence corporelle.

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